Pour en finir avec un régime d'exception

Action pour l'abrogation de l'anachronique traité EURATOM, très dangereux pour les habitant-e-s



La Communauté Européenne de l’Energie Atomique, dite EURATOM (EURopean ATOMic Energy Community, ou CEEA, Communauté européenne de l'énergie atomique), a été instituée par un traité signé le 25 mars 1957 par les six pays membres de la Communauté Européenne du Charbon et de l’Acier (CECA). Fixée dès l’article 1, sa mission est de : promouvoir le développement de l’industrie nucléaire en Europe.

La CECA a été dissoute en 2002 et intégrée à la Communauté Européenne mais, 60 ans après sa création, le traité EURATOM continue d'exister en dehors de l'Union Européenne . Maintenir un tel passe-droit au profit d'une industrie/idéologie, aussi dangereuses, est aussi anachronique qu’anormal.

Alors qu’EURATOM est chargée de développer en Europe des industries nucléaires les plus puissantes en envahissantes possible, c’est ce traité qui définit les normes de protection contre les dangers de la radioactivité, comme si les direct/eur/rice/s des flottes de camions décidaient des PV à se mettre. Aujourd'hui le conflit d'intérêt est à l'évidence au détriment de la protection des populations : c'est un danger létal pour le vivant, son patrimoine génétique lorsque quelque chose dérape ().

Discrètement, EURATOM aspire (dérobe) également un volume considérable de financement publique, au dépens de nombreux investissements qui seraient tellement utiles ailleurs. Corinne Lepage écrivait ("La vérité sur le nucléaire - Le choix interdit-", 2011 p. 61) :
"Toutes les décisions se prennent à l'unanimité et le domaine nucléaire se trouve ainsi, de facto, pour l'essentiel, sorti de la compétence de l'Union Européenne. Ainsi, ni l'Agence européenne de l'environnement ni le centre européen de prévention et de contrôle des maladies ne peuvent évoquer le sujet ! C'est une conception totalement dépassée de la démocratie... (...) 54 % du budget de la recherche communautaire sont alloués à l'EURATOM." (soit 2,7 milliards pour le 7è programme-cadre)
Le Royaume-Uni sort de l’Union Européenne, mais aussi du traité EURATOM, C'est l'occasion de remettre les choses à plat.


Cette action est conduite par trois associations européennes :

- la CriiRad () qui s'est aussi dotée d'un laboratoire de mesure de la radioactivité suite aux dires, camouflages et ordres pour tromper et bloquer, de l'inconditionnel pro-nucléaire Pr. Pellerin/SCPRI (~ actuel IRSN) à la plus haute responsabilité pendant Tchernobyl et après (situation qui n'est pas réellement différente aujourd'hui),

- RECH, Réaction En Chaine Humaine () association française d'actions pacifiques pour une action démocratique plus directe, qui s'est crée suite à Fukushima,

- et l'association Atom Stopp, d'Autriche, pays européen qui avec l'Italie, ont eu l'honneteté de soumettre l'usage "civil" de cette énergie très particulière au fonctionnement démocratique ().
Avec une autre association autrichienne, Global 2000, suite à la Nuclear Energy Conference 2017 (), l'association a rédigé un projet de résolution appelant à la révision/résiliation d’EURATOM.


Pétition papier pour l'abrogation sur le site de la CriiRad

Pétition en ligne